Une vie de pilote au siècle dernier :


Albert DUBREUIL    

 

Né en Bourgogne  en 1919, , il doit au front populaire et à l’aviation du même nom de débuter une carrière d’aviateur à 17ans .


Inscrit à l’aéroclub de Paray le monial 71, il passe son brevet de pilote privé sur Luciole  puis s’engage dans l’armée de l’air en 1939 à la base de Dijon. Il intègre l’école de chasse d’Avord d’où il sort  : il pilote des Morane Saulnier école et des Morane 406.

Début 1940 , Son classement lui permet d’intégrer l’école des moniteurs de Salon de Provence sur Déwoitine 520 et le prive, à son grand désespoir de rejoindre une unité combattante. La débâcle le retrouve à Agen puis plus tard l’Afrique du nord.

Après le débarquement allié au Maroc , il fait une période d’instruction à la base de Meknès sur Tiger Moth, BT 13, Hurricane, Aircobra et enfin Spitfire .

Il rejoint ensuite le groupe de chasse Alsace , après le débarquement avec son groupe il se pose à Bernay avant de poursuivre vers l’Allemagne.


GROUPE ALSACE 2 2 SPITFIRE 2 1
alsace  4 alsace (2)

Groupe Alsace 1943


Il participe au corps expéditionnaire en Indochine sur Spitfire IX : et entre autres , à la bataille de Hué à partir de la base de TOURANE devenu depuis DANANG ou il ramènera un jour son spit en feu. Les avions sont fatigués et le blocus américain les empêchent de voler sur les Mustangs et Thunderbolts .L’aviation française a pu récuperer les spits offerts par les anglais et basés en Birmanie. Il est nommé chef de patrouille. les missions sont essentiellement de l’appui feu et du bombardement en piqué.


Il quitte l’armée en 1947, proposé pour intégrer comme pilote le CEV à Brétigny, il préfère partir dans le civil, passe ses certificats de pilote prof. et retourne en Indochine ou il devient Pilote sur Beech 18 , Curtiss commando et DC3 dans les compagnies aériennes qui travaillent essentiellement pour l’armée :Air outremer et la CATI . Il ravitaille les camps militaires éventuellement par parachutage ou drop et à ce titre participe au ravitaillement du camp retranché de Nasam et de celui de Dien Ben Phu. C’est durant cette période que son crédit en heure est le plus important : 280 hdv en un mois.

B 18 1 DC3 2


Après la défaite, Il est du pont aérien qui évacue les populations catholiques du Nord vers le Sud. Il quitte l’Indochine en convoyant son DC3 vers la France.

En 1955, il est à Alger ou il travaille dans une compagnie basée à Alger et qui dessert essentiellement le Sahara ; c’est l’époque du pétrole .Il pilote des DC3, des Broussards , des Consuls . Il en devient le chef Pilote.

Après l’indépendance de l’Algérie, de retour en Métropole, il participe à la création de la compagnie Air INTER dont il sera le Chef du personnel naviguant durant 25 ans avant d’en être le directeur technique adjoint , tout en continuant à piloter jusqu’à 66ans. Il mettra en ligne Viscount, Nord 262 , Caravelle, Mercure , Airbus 300 et 330 . Il est un des promoteurs et participe à la mise en place de l’atterrissage tout temps ATT.


Il termine sa carrière avec 24 000 Heures de vol dont  9000 H sur DC3.

Ses avions préférés : le Spitfire et le Mercure.

Ses émotions : Les passes de tir en Spitfire et durant son activité civile , les parachutages dans la haute région du Tonkin et l’aventure de l’atterrissage ATT avec 0 visibilité en caravelle.

 

 

Il aura débuté sur Luciole en Aéroclub en Bourgogne

Aura connu deux avions considérés actuellement comme de légende : Spitfire et DC3

Et termine sa carrière professionnelle sur AIRBUS.


Il est décédé le 4 mars 2012.

 

Il était  Grand Officier de la légion d’honneur

Officier de l’ordre du mérite national

Croix de guerre avec palmes

Médaille de l’aéronautique



la ferté 1 2

 La Ferté Alais avec Jean SALIS



Les années 70 et 80

Air Inter : Quel dur métier !!!



 airbus 3 dur métier 2

 Il nous a fait rêver


Remerciements à Claude son fils, pilote à l'Aéro-Club de BERNAY et son épouse Sylvie,  pour la rédaction et les photos .

 
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